LIGUE EUROPA : L’OGC Nice s’incline à nouveau face à l’AS Rome
L’OGC Nice a entamé sa campagne 2025-2026 en Ligue Europa de manière frustrante, s’inclinant à domicile face à l’AS Rome sur le score de 1-2. Dans un contexte où les Aiglons espéraient effacer les déceptions de la saison précédente, cette nouvelle défaite souligne les difficultés persistantes du club azuréen dans cette compétition européenne. Le match, disputé à l’Allianz Riviera, a vu une première période tactiquement équilibrée, mais un second acte où la défense niçoise a craqué sous la pression italienne, encaissant deux buts coup sur coup. Malgré une réduction du score sur penalty signée Terem Moffi, Nice n’a jamais réussi à revenir au score, dévoilant un manque d’agressivité et d’expérience en phase défensive. Le public nombreux au stade a soutenu son équipe jusqu’au bout, espérant un sursaut, mais celui-ci n’est pas venu, laissant les Aiglons à une situation délicate dès les premiers instants du mini-championnat de Ligue Europa. Ce coup d’arrêt intervient alors que l’OGC Nice prépare déjà ses prochains rendez-vous, avec notamment un match crucial en championnat contre le Paris FC et un déplacement à Fenerbahçe.
Un début de campagne européenne marqué par une solide première mi-temps mais une défense friable
Le match d’ouverture de la Ligue Europa a offert une confrontation tactique intéressante entre l’OGC Nice et l’AS Rome. Les Aiglons alignés par l’entraîneur Franck Haise ont su tenir tête à une équipe romaine réputée pour son efficacité collective et sa solidité défensive. Dans les premiers quarante-cinq minutes, le bloc niçois est resté compact, avec une organisation centrée autour d’un milieu musclé intégrant Morgan Sanson au côté de Boudaoui et Vanhoutte, ce qui a permis de contenir les initiatives adverses.
Les efforts défensifs ont donc été louables dans ce premier acte, même si Nice a souffert dans la gestion de ses phases offensives. La faible présence de joueurs à vocation offensive sur le terrain, avec seulement Kevin Carlos et Jérémie Boga prêts à prendre des risques dans le camp adverse, a limité les occasions et la créativité dans les trente derniers mètres. Ainsi, malgré une forte possession de balle romaine — estimée autour de 70% —, les tentatives cadrées se sont fait rares, avec quatre tirs pour Rome et seulement une pour Nice.
Les temps forts de la première période :
- Bloc défensif compact et discipline tactique de Nice
- Pression constante de l’AS Rome sur le milieu de terrain
- Occasion notable de Gianluca Mancini annulée pour hors-jeu
- Manque de prise d’initiative offensive des Aiglons
| Statistique | OGC Nice | AS Rome |
|---|---|---|
| Possession (%) | 30% | 70% |
| Tirs cadrés | 1 | 4 |
| Fautes commises | 7 | 9 |
| Cartons jaunes | 1 | 2 |
Cette première mi-temps a donc été marquée par une forte discipline collective de la part de Nice, mais aussi un réel manque d’inspiration en attaque. Ces lacunes allaient coûter cher dans les minutes qui ont suivi la pause.

Deux buts encaissés coup sur coup soulignent les faiblesses défensives de Nice
Le deuxième acte fut bien plus difficile pour les Aiglons. Dès la reprise, la défense niçoise a été mise à rude épreuve et a cédé à deux reprises en l’espace de trois minutes. Les buts de Ndicka à la 52e et de Mancini à la 55e ont plongé le stade dans une atmosphère pesante et ont mis Nice dans une position délicate qu’il n’aura jamais vraiment réussi à renverser.
La faute à un manque flagrant d’agressivité et d’organisation défensive, notamment sur des phases où les joueurs romains se sont retrouvés trop facilement seuls et libres de cadrer leurs tirs. Cette situation reflète un problème récurrent du club azuréen, qui peine encore à s’imposer dans cette compétition européenne malgré un effectif compétitif. La défense, souvent pointée du doigt depuis la saison 2023-2024, n’a pas réussi à progresser de manière significative, comme en témoignent ces deux erreurs consécutives.
Pour illustrer cette problématique, voici quelques éléments qui ont contribué à ce score défavorable :
- Mauvaise communication et alignement défaillant entre défenseurs
- Manque de présence physique et d’agressivité sur les duels aériens
- Absence d’expérience collective dans les moments clés du match
- Pression importante exercée par l’AS Rome à la récupération
| Indicateur défensif | OGC Nice | AS Rome |
|---|---|---|
| Buts encaissés | 2 (au retour des vestiaires) | 2 |
| Fautes défensives | 5 | 3 |
| Interceptions | 6 | 10 |
| Duels aériens remportés (%) | 38% | 62% |
Ces statistiques expliquent en grande partie la réaction tardive des Aiglons, qui se sont retrouvés contraints de courir après le score. Ce constat presse à nouveau le staff technique à trouver rapidement des solutions pour renforcer cette zone du jeu.

Terem Moffi, un sursaut d’orgueil sur penalty insuffisant pour Nice
Malgré ce déficit au tableau d’affichage, l’OGC Nice a montré une belle combativité en deuxième partie de seconde période. Le point culminant de ce regain d’énergie a été un penalty obtenu par Antoine Mendy après une belle percée individuelle sur le flanc droit. Terem Moffi a alors pris ses responsabilités et transformé la sentence sans trembler à la 75e minute, rapprochant ainsi le Gym à seulement un but de son adversaire.
Cet instant fut crucial, car il a ravivé l’espoir sur la pelouse et dans les tribunes. Les supporters présents à l’Allianz Riviera se sont alors montrés très bruyants, encourageant sans relâche leurs joueurs. Cet élan a entraîné une intensification des actions offensives niçoises, notamment par Jérémie Boga et Kevin Carlos, qui ont tenté de percer la défense romaine.
Toutefois, malgré cette insistance, le manque de profondeur et la difficulté à créer des opportunités franches ont empêché une égalisation. L’AS Rome, bien organisé, a su gérer son avance jusqu’au coup de sifflet final.
- Antoine Mendy, moteur offensif et initiateur du penalty
- Terem Moffi, tireur efficace et calme face à Rui Patricio
- Jérémie Boga, tentatives infructueuses en fin de match
- Supporters mobilisés mais déçus de la fin de rencontre
Implications pour la suite de la Ligue Europa et les prochains rendez-vous niçois
Cette deuxième défaite d’affilée face à l’AS Rome en Ligue Europa rappelle à l’OGC Nice que la bataille pour la qualification dans cette compétition européenne s’annonce rude. Pour Franck Haise, il est urgent de revoir certains paramètres, notamment dans la structuration défensive et la variété offensive, pour espérer inverser la tendance dans les matchs retour.
Le calendrier s’annonce chargé et crucial pour les Aiglons :
- Dimanche 28 septembre : réception du Paris FC en championnat
- Jeudi 2 octobre : déplacement à Fenerbahçe en Ligue Europa
- Suivi des performances individuelles et collectives pour ajustements
- Communication renforcée avec les supporters pour maintenir un climat serein au stade
Le pressing médiatique autour de l’équipe est déjà élevé, surtout après un parcours décevant en saison 2023-2024 où Nice n’avait pas réussi à remporter un seul match en Europe. Cette nouvelle campagne doit sonner comme une renaissance, mais les faits du terrain imposent la prudence.
| Match | Date | Lieu | Enjeu |
|---|---|---|---|
| OGC Nice vs AS Rome (match retour) | Octobre 2025 | Stade Olympique de Rome | Qualification à la phase suivante |
| OGC Nice vs Paris FC | 28 septembre 2025 | Allianz Riviera | Maintien en Ligue 2 et moral |
| Fenerbahçe vs OGC Nice | 2 octobre 2025 | Stade Şükrü Saracoğlu | Maintien en Ligue Europa |
La pression est donc palpable, mais le potentiel existe. Il faudra désormais que Franck Haise et ses joueurs capitalisent sur chaque enseignement de cette rencontre pour espérer relever la tête plus rapidement. C’est un des grands défis de cette saison, qui promet d’être riche en émotions.
Analyse des choix tactiques et conséquences sur la dynamique de l’équipe niçoise
Au-delà du résultat, le déroulement du match face à l’AS Rome en Ligue Europa interroge sur la capacité de Franck Haise à adapter son équipe en fonction des exigences européennes. Le choix de sanctionner Jonathan Clauss et Terem Moffi en raison d’un retard à la causerie a surpris, avec les deux titulaires habituels relégués sur le banc. Cette décision, tout en affirmant l’autorité du coach, a réduit les options offensives au coup d’envoi, limitant la créativité, comme l’a montré la faible animation dans les 30 derniers mètres.
Le recours à un milieu plus robuste avec Morgan Sanson au milieu vise à muscler le match et gagner en maîtrise, mais il a eu ses limites notamment dans l’utilisation des ballons dans la zone de vérité. Nice a montré un visage plus solide qu’à l’accoutumée mais a manqué d’audace dans les initiatives collectives.
- Sanction disciplinaire réduisant la puissance offensive
- Mise en place d’un milieu musclé pour compenser des faiblesses en défense
- Faible capacité à créer des occasions franches malgré le soutien des supporters
- Tensions et pressions internes visibles sur le terrain
L’avenir demande de trouver un équilibre entre rigueur tactique et liberté créative pour les joueurs. Ce sera un enjeu clé pour les prochaines confrontations, notamment le match retour face à la Roma et les prochains duels de Ligue Europa.
Questions fréquentes sur la campagne européenne de l’OGC Nice
- Pourquoi l’OGC Nice a-t-il du mal en Ligue Europa ?
La principale difficulté réside dans la gestion collective en défense et dans la capacité à créer des occasions offensives. Le manque d’expérience européenne et un effectif parfois limité posent également problème. - Quelles sont les attentes pour le match retour contre l’AS Rome ?
Le match retour sera crucial pour espérer se qualifier. Nice devra impérativement corriger ses lacunes défensives et miser sur un pressing plus efficace tout en étant plus incisif en attaque. - Comment la sanction de Clauss et Moffi a influencé la rencontre ?
La sanction a réduit la créativité offensive dès le début du match, limitant la palette tactique de l’entraîneur et la capacité de Nice à se montrer dangereux sur le plan offensif. - Quels sont les prochains rendez-vous importants pour Nice ?
Outre le match retour contre l’AS Rome, Nice doit affronter le Paris FC en championnat puis se déplacer à Fenerbahçe en Ligue Europa. - Quel rôle ont joué les supporters dans ce match ?
Les supporters ont été très impliqués, créant une ambiance forte à l’Allianz Riviera. Malgré la défaite, ils ont soutenu les joueurs jusqu’à la fin, témoignant de leur passion et de leur attachement au club.
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