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Protection solaire : lire une étiquette de crème avant de l’acheter

Avatar de Marc Ansaldi

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Sur les linéaires des pharmacies et des grandes surfaces de la Côte, les tubes de crème solaire s’alignent avec des promesses qui se ressemblent toutes : protection maximale, très haute protection, écran total. Pourtant, une étiquette bien lue en dit beaucoup plus long qu’un slogan marketing, à condition de savoir où regarder.

Le SPF, un indice qui ne mesure qu’une partie du risque

Le SPF (Sun Protection Factor, ou indice de protection en français) mesure uniquement la protection contre les rayons UVB, ceux responsables des coups de soleil. Un SPF 30 filtre théoriquement environ 97 % de ces rayons, un SPF 50 un peu plus de 98 %. La différence entre les deux est donc plus faible qu’elle n’y paraît sur le papier, ce qui ne dispense jamais de renouveler l’application toutes les deux heures.

Ce que le SPF ne dit rien, en revanche, c’est la protection contre les UVA, des rayons qui pénètrent plus profondément dans la peau et jouent un rôle majeur dans le vieillissement cutané et certains cancers. C’est là qu’intervient un second repère, souvent négligé : le logo UVA cerclé.

Ce que chaque mention garantit vraiment

Mention sur l’étiquette Ce qu’elle garantit Ce qu’elle ne garantit pas
SPF / indice de protection Un niveau de filtration des UVB, testé en laboratoire Une protection contre les UVA à elle seule
Logo UVA cerclé Une protection UVA au moins égale au tiers du SPF affiché, norme européenne Une protection UVA équivalente au SPF UVB
« Large spectre » / « Broad spectrum » Une couverture combinée UVA et UVB Une durée de protection illimitée dans le temps
« Résistant à l’eau » (water resistant) Un maintien de l’efficacité après deux baignades de 20 minutes environ Une protection qui survit à un essuyage avec une serviette
Date PAO (période après ouverture) Une durée d’efficacité optimale une fois le tube entamé Une efficacité illimitée après la date indiquée

Filtre minéral ou filtre organique : deux façons de bloquer le rayonnement

Le filtre minéral, à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane, agit en réfléchissant le rayonnement à la surface de la peau. Il agit dès l’application, convient bien aux peaux sensibles et aux enfants, mais laisse souvent un film blanc plus visible et une texture plus épaisse.

Le filtre organique (parfois appelé chimique) absorbe le rayonnement UV et le transforme en chaleur inoffensive. Sa texture est en général plus fluide et invisible sur la peau, mais il nécessite d’être appliqué environ vingt minutes avant l’exposition pour être pleinement actif, et certaines molécules sont surveillées pour leur impact environnemental sur les milieux marins.

Se fier aux organismes officiels plutôt qu’au packaging

Face à des allégations parfois flatteuses, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) publie régulièrement des recommandations sur l’usage des produits solaires et rappelle qu’aucune crème, même à indice très élevé, ne remplace un vêtement couvrant ou une ombre recherchée aux heures les plus chaudes. Pour comprendre plus en détail le fonctionnement de l’indice de protection solaire, la synthèse disponible reste une base fiable et accessible.

En pratique sur la Côte, mieux vaut privilégier un SPF 50 large spectre pour les expositions prolongées, renouveler l’application toutes les deux heures et après chaque baignade, et ne jamais se fier à la seule sensation de peau non brûlée : les UVA agissent sans provoquer de rougeur immédiate. Sur les sujets de santé de la peau, un avis dermatologique reste la meilleure boussole en cas de doute persistant.

Une fois la bonne crème choisie, encore faut-il penser à l’ombre elle-même : direction notre rubrique art de vivre et maison, qui détaille comment aménager une terrasse à l’abri du soleil.


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